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La mise en place du Comité de pilotage a été l’occasion de présenter aux élus locaux le « Porté à connaissance » de l’Etat, document qui identifie les principaux enjeux auxquels le PLH devra répondre.
Comme beaucoup de territoires situés à moins d’une heure de Toulouse, le Volvestre a connu au cours de ces dix dernières années une croissance démographique très forte. Cette croissance a été portée essentiellement par l’arrivée sur le territoire communautaire de nouvelles familles, issues pour la plupart de l’agglomération toulousaine. Les opportunités offertes par les communes du Volvestre en termes d’accession à la propriété expliquent en grande partie ce phénomène.
Cette croissance démographique a entrainé un rajeunissement de la population, en même temps qu’elle contribuait à l’accroissement global du niveau de vie.
Mais elle a aussi fait naître de nouveaux enjeux : l’extension urbaine entraîne des besoins nouveaux en termes de services, d’équipements publics ou encore de transports et l’arrivée de populations nouvelles tend à accroître la pression sur le marché immobilier comme sur le marché foncier.
Le nouveau PLH devra ainsi contribuer à répondre aux besoins de logements issus de cette croissance démographique, tout en cherchant à réguler les tensions qui sont apparues sur un marché de l’immobilier qui s’est crispé avec la crise de 2008.
Si l’enjeu principal du premier PLH a consisté à développer l’offre de logements sur un plan quantitatif, le prochain programme devra s’attacher à répondre sur un plan qualitatif à une demande qui évolue. Cette évolution est notamment liée au vieillissement d’une partie de la population : les personnes de plus de 65 ans, qui représentent près du quart de la demande de logement sur le territoire du Volvestre, souhaitent en effet pouvoir accéder à des logements de taille modeste, avec des loyers peu élevés, mais disposant d’équipements adaptés et situés à proximité des lieux de commerce et de services.
D’autres besoins devront également être pris en compte : ceux des jeunes qui aspirent à l’indépendance et souhaitent quitter le domicile de leurs parents, ou encore ceux des personnes handicapées, insuffisamment pris en compte jusqu’ici.
Enfin, le nouveau PLH devra s’attacher à réduire les écarts qui existent entre l’offre disponible dans le parc immobilier et la demande qui s’exprime sur le territoire : ainsi, alors que près de 33 % de la demande de logement locatif porte sur des T2 et des T3, ces logements ne représentent aujourd’hui que 15 % d’un parc locatif caractérisé par l’abondance de logements de grande taille.
Un autre aspect du « Porté à connaissance » de l’Etat a suscité l’attention des élus communautaires : 43 % du parc de logements date d’avant 1948. De fait, même si de nombreuses maisons anciennes ont fait l’objet d’une réhabilitation au cours des dernières années, les enjeux restent très importants dans le parc de logements anciens, notamment dans les centre-bourgs.
Ainsi, dans la continuité de l’OPAH-RR qui a été mise en place sur le territoire communautaire en 2009, le PLH devra s’attacher à définir des outils permettant à la Communauté de communes de soutenir les projets de rénovation du bâti ancien. La lutte contre la précarité énergétique et les mesures incitant à remettre sur le marché locatif des logements qui sont actuellement vacants devront également être au cœur du futur PLH du Volvestre.

